Mise au point

Sans doute mis en cause par certains de leurs propres sympathisants au sujet de leur sous-représentation notoire lors du débat sur les produits phytosanitaires dont le glyphosate, le lundi 28 mai, les députés de la France insoumise, notamment François Ruffin, préfèrent proferer des mensonges que s’expliquer concrètement sur leurs choix de présences.
Ainsi circule un texte de François Ruffin truffé de mensonges et d’attaques personnelles disproportionnées (il en vient carrément à dire « j’accuse » … se prendre pour Zola ou pire pour le capitaine Dreyfus : rien ne les arrête, surtout pas la décence)

Rappelons les faits, concrets et vérifiables :

1- L’application de la procédure dite du « temps législatif programmé » a été demandée par l’opposition. Ce dispositif permet de donner au minimum 60% du temps de parole à l’opposition. Sur la loi « agriculture et alimentation », l’opposition a eu 74% du temps de parole contre 26% pour la majorité.
3- Les Deputés « France Insoumise » n’ont pas manqué de temps : il leur restait 2h de temps de parole à la fin de l’examen (45 min pour le groupe, 1h15 pour leur President Jean-Luc Mélenchon).
4- Sur le glyphosate :
– Les votes n’ont pas eu lieu en « catimini » : 85 parlementaires étaient présents contre 79 en moyenne lors des scrutins publics précédents ce soir-là.
– 12 votes par scrutins publics ont eu lieu sur les phytosanitaires lors de cette séance débutée à 21h30 : les députés de la France insoumise n’ont jamais eu plus d’un seul participant (sur 17 – effectif du groupe « France Insoumise »). Laisser entendre qu’ils sont tous partis à 1h moins cinq en pensant que la séance allait se terminer à 1h est donc un gros mensonge. Monsieur Ruffin tout comme les députés de son groupe n’étaient pas plus représentés une demie heure , une heure, deux heures ou trois heures avant. En fait ils n’étaient pas là.
Alors qu’une séance le lundi soir n’a rien d’exceptionnel. Alors que le débat sur le glyphosate était déjà attendu depuis longtemps.
Il suffit de le demander à Matthieu Orphelin ou à Delphine Batho qui avaient déposé des amendements sur le sujet et attendaient depuis longtemps que cela arrive dans le débat.
– l’avantage avec les scrutins publics, c’est que c’est… public. Il y a une trace écrite, au compte-rendu de l’Assemblee nationale. Contrairement aux allégations de Monsieur Ruffin, c’est vérifiable. Ironie du sort, beaucoup de ces scrutins publics ont été demandé par le représentant du groupe… « France insoumise » !

Mesdames et Messieurs les députés de la France insoumise, soit vous considérez que la bataille politique se mène dans la rue et vous assumez de ne pas être toujours présents au Parlement, soit vous voulez mener des batailles parlementaires et vous vous organisez pour être présents à l’Assemblée.

Pour mémoire, ci-dessous un tweet d’Alexis Corbière qui lors d’un autre débat vantait la présence du groupe « France insoumise » à… minuit passé !